Arfeuilles

Une visite (un peu rapide !) alors que je venais de quitter Lapalisse. C’est principalement dans l’église que je me suis attardé avant de reprendre la route vers le Mayet de Montagne, en passant par Châtel-Montagne, un parcours offrant des paysages variés et fort beaux.

Un petit résumé historique n’est pas inutile.

Sur l’un des derniers contreforts des Monts de la Madeleine, Arfeuilles (canton de Lapalisse) est une petite commune de moyenne montagne qui s’étend sur une vaste étendue, à peu près à égale distance entre les villes de Roanne et de Vichy.
Au sud, sur la commune limitrophe de Saint-Nicolas des Biefs, à un peu plus de 1 000 mètres d’altitude, prend naissance un ruisseau, le Barbenan, qui deviendra une dizaine de kilomètres plus loin, avec l’apport d’affluents des collines voisines, la rivière qui traverse le bourg d’Arfeuilles. Le Barbenan rejoint ensuite la Besbre, un affluent de la Loire, au Breuil, une commune limitrophe.

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Du Moyen Âge à la Révolution française
À l’époque féodale, Arfeuilles n’était qu’une petite bourgade où quelques religieux du prieuré de Châtel-Montagne avaient édifié l’ancienne église d’Arfeuilles (démolie au XIXè siècle et remplacée par l’église actuelle). Les habitants vivaient sous la protection d’un sire d’Arfeuilles, Hugues d’Arfoglia, vassal du comte de Forez. Vers 1310, à la suite d’un conflit local, le fief tomba dans les mains du vainqueur, la famille seigneuriale de Châtel-Montagne. Arfeuilles intégrait la province du Bourbonnais en dépendant de la châtellenie de Vichy comme Montmorillon et Châtel-Montagne. Les guerres de religion aboutirent vers 1600 à la destruction de l’ancien château fort et de la maison seigneuriale édifiée à côté de l’église.
Les XVIIè et XVIIIè siècles sont marqués par une nette augmentation de la population d’Arfeuilles et le développement commercial du bourg. Dans les villages, l’industrie du chanvre procure un apport important aux métairies qui disposent généralement d’une chènevière. Elle est aussi source de travail pour les peigneurs de chanvre, sergiers, filetiers et tisserands.

L’organisation rurale aux XVIIè et XVIIIè siècles
Dans les sociétés rurales anciennes, pour faire face aux difficultés et dangers de tous ordres, des familles, vivant en commun sous un même toit, se regroupaient en communautés. Elles exploitaient en indivision un patrimoine transmis de génération en génération. Ce mode d’exploitation familiale et collective était fréquent dans la Montagne Bourbonnaise jusqu’au XIXè siècle où il a ensuite disparu avec l’application du Code civil napoléonien qui ne reconnaissait pas ce type d’association. La communauté était structurée autour d’un chef de communauté, dit « le Maître », qui gérait les intérêts communs et exerçait une véritable autorité morale sur le groupe. Les membres de la communauté appelés “parsonniers” avaient chacun une part du patrimoine commun. En général, la communauté a donné son nom au village ou au lieu-dit où elle était installée.

La période révolutionnaire
Pendant la Révolution française, avec la nouvelle organisation territoriale mise en place par l’Assemblée constituante de 1789, le territoire d’Arfeuilles s’est trouvé rattaché au département de l’Allier et à son district de Cusset.
Les premières mesures politiques et sociales prises par la Constituante n’ont pas créé d’agitation particulière à Arfeuilles, la population étant préoccupée par les mauvaises récoltes et la disette. Il n’en fut pas de même avec la constitution civile du clergé votée le 12 juillet 1790. La nomination et l’installation des prêtres constitutionnels, les jureurs, la confiscation des biens de la paroisse échauffèrent les esprits et déclenchèrent une véritable guerre de clocher. Arfeuilles, où sévissait le conventionnel « montagnard » Jacques Forestier, président de l’assemblée cantonale d’Arfeuilles, ne fut pas épargnée par la Terreur.
La commune fut chef-lieu d’un canton au début de la Révolution. Elle est rattachée en 1801 au canton de Lapalisse.

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Église Sainte-Germaine, de style néo-gothique, a remplacé l’ancienne église. Elle a été construite entre 1868 et 1882 par l’architecte Michaud, de Roanne. Elle conserve un bénitier du XIIè siècle. On pense que c’est au cours du XIIè siècle que les moines de l’ordre de Cluny, déjà installés à Châtel-Montagne, vinrent s’établir à Arfeuilles où ils fondèrent une petite communauté dans des bâtiments situés face au côté gauche de l’église actuelle. L’église était dédiée à Saint Pardoux. (d’après le site « Lieux sacrés »).

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Vers 1920, le curé d’alors, le chanoine JOUANNET, fit, en grande partie sur ses propres deniers, décorer l’intérieur de l’église par un peintre local M. Raymond MARTINEZ. Là est l’originalité de l’église. En effet, l’architecture est bien conventionnelle. De style néo-gothique, elle a été bâtie sur un plan-type utilisé, à quelques variantes près, environ quatre vingt fois dans le département à cette époque.

Les vitraux furent entièrement offerts par les paroissiens. Ils furent installés entre 1870 et 1882. Ils sont l’oeuvre de différents vitraillistes de la région: Crombak et Brunel de Moulins, Ch. des Granges de Clermont Ferrand et surtout deux réalisations du célèbre artiste de Tours: Lobin. On pourra en particulier s’arrêter devant le vitrail de Sainte Marguerite d’Ecosse qui fait l’admiration des spécialistes. (D’après le site officiel de la commune d’Arfeuilles).

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