Ferrières sur Sichon

A vingt-cinq kilomètres de Vichy, au carrefour des anciennes provinces du Bourbonnais, de l’Auvergne et du Forez, proche de Laprugne, FERRIÈRES SUR SICHON, dans le cadre verdoyant de sa campagne environnante, a le charme d’un petit bourg accueillant qui ne manque pas d’attraits.

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Je m’y suis arrêté plusieurs fois, découvrant ce bourg par petites étapes. Par la route venant de Cusset/Vichy, la perspective sur le château en contrebas est étonnante. Les maisons sont construites sur une pente abrupte descendant rapidement vers le Sichon qui serpente au creux d’une vallée encaissée.

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Pierre Encize, érudit local, a écrit   » l’histoire de FERRIÈRES se perd dans la nuit des temps… « . Ici, gours, grotte, rochers, bois et châteaux dévoilent légendes et mystères. Le village tirerait son nom des ouvriers forgerons qui, en cet endroit, auraient bâti barrage, fonderie et forge pour exploiter le minerai de fer. Certains objets du site archéologique du hameau de Glozel attestent la présence de l’homme aux environs de Ferrières de nombreux siècles avant notre ère.

La commune de Ferrières-sur-Sichon fut créée en 1790 sur 7 000 hectares, bientôt agrandie par l’annexion d’une partie de Cheval-Rigon, commune jusqu’alors indépendante. En 1851, Ferrières compte 3 250 habitants et s’étend sur plus de 7 000 ha, comprenant notamment les communes de Lavoine et La Guillermie. Le bourg, prospère, est l’un des plus importants de la région après Le Mayet-de-Montagne et presque au même niveau que Vichy. La terre, le bois ainsi que le minerai de fer sont exploités. Les fours à chaux et de nombreux moulins sont en activité.
Un élément important qui permit le désenclavement de la commune de Ferrières-sur-Sichon fut la construction de la route allant jusqu’à Cusset (et donc Vichy) entre 1840 et 1880. En 1880, Ferrières perd la moitié de sa surface et de sa population avec la création des communes de Lavoine et La Guillermie.

Au début du XXè siècle, l’événement le plus important de l’histoire locale fut la création du petit train qui, partant de Vichy, circulait dans la Montagne bourbonnaise : le tacot. En 1933, un train parti de Vichy à 6 h 16 le matin arrivait à Ferrières à 8 h 15 en passant par Molles et Le Mayet-de-Montagne. La ligne passait sous un pont dit le « chemin de l’Empereur » au lieu dit la Tuilerie en souvenir de la promenade favorite de Napoléon III en cure à Vichy. À la sortie de Cusset, pour monter la côte des Justices, les passagers descendaient du train et marchaient à côté, puis remontaient dans le train en haut de la côte.
Après Ferrières, un tunnel puis le viaduc du Moulin Neuf fut livré au trafic en 1911 avec une arche de plus de 50 mètres. Le trafic de voyageurs et de marchandises sur cette ligne a cessé en 1949.

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Dans un nuage le rocher Saint-Vincent !

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Le Sichon gonflé par les pluies de ce mois de mai.

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Le vieux lavoir.

L’église :
Le bas de la tour du clocher ainsi que la petite abside sur la droite appartenaient à l’église primitive qui était du XIIè siècle. L’église qui menaçait de tomber en ruine fut restaurée en 1887. Le clocher qui datait de 1776 a été surélevé d’un étage. L’entourage du portail est celui de la première église dont les pierres ont été rapportées. La scène du Golgotha a été taillée dans la pierre.
Un vitrail représente Saint Vincent Ferrier (dont le rocher Saint-Vincent porte le nom), Saint-Fiacre (patron des jardiniers et de Ferrières) et saint Désir (patron de la paroisse). Comme tous les autres, ce vitrail sort de l’atelier de Martial Mailhot, artiste auvergnat, qui posa entre autres les verrières de la Visitation à Brioude.
À l’intérieur de l’église, on peut voir une Vierge à l’Enfant en bois de noyer datant du XVIIè siècle.

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Le vitrail de Martial Mailhot

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Dans la sacristie, sous le clocher, cette inscription gravée peut-être par le maçon qui a reconstruit le clocher à cette date ?

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Le portail était ouvert, je me suis permis d’entrer pour m’approcher du château. Personne ne m’en a dissuadé, j’en ai donc profité…

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De l’ancien château de Ferrières ou château du bourg datant du XVIè siècle, il ne reste que le donjon. Le grand-père de Turenne y est né le 15 janvier 1526

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2 réflexions sur “Ferrières sur Sichon

  1. Je n’ai jamais osé rentrer dans la cour de cette belle maison. Merci. Voilà qui est fait. Ferrières est un joli village – mes aïeux sont originaires de
    .

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