Églises en Bourbonnais (4)

Bellenaves : Église Saint-Martin

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Très abîmé, le tympan représente la Cène et le Lavement des pieds, sous la mandorle dans laquelle est représenté le Christ bénissant entouré de deux anges.

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Face à l’église, une belle demeure privée mais où l’on peut accéder par l’entrée sur le parc. Le vestibule est lui aussi accessible.

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Chantelle :

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Histoire de Chantelle:
L’antique Cantilia a une origine celte et, en raison de son emplacement où plusieurs routes se croisaient pour traverser la Bouble, elle constituait déjà une agglomération importante avant la conquête romaine. La grande voie de Brest à Clermont/Marseille y croisait diverses routes secondaires. Il semble que l’armée de Vercingétorix ait détruit la ville au moment de la guerre contre Jules César, mais la ville se reconstitua pendant la paix romaine. Sidoine Apollinaire (vers 430-488), évêque de Clermont, s’arrêta à Chantelle, ce dont il fit mention dans une lettre à Vectius (ami de Germanicus).
Après la victoire de Clovis (465-511) sur les Wisigoths en 507 près de Vouillé, succédant à une phase troublée par les invasions, l’Auvergne fut intégrée dans le royaume franc, puis pacifiée par Thierry Ier, son fils. 
En 761, Pépin le Bref (714-768) prit d’assaut les forteresses de Bourbon et Chantelle.
Après cette période, vers 1050, la ville changea de site et s’installa sur le site actuel, un relief isolé, camp retranché de création ancienne rappelant les oppida gaulois. Un donjon carré prit la place de la motte fossoyée. Chantelle prit alors rang parmi les places fortes appartenant à la famille de Bourbon, comme Bourbon-Larchambault, Montluçon, Moulins, Belleperche, Murat. Dès le XIIIè siècle, Chantelle était le siège d’une châtellenie, administrée par un capitaine châtelain, et, au XIVè siècle, le duc Louis II de Bourbon (mort en 1410), entreprenant une défense en règle de son duché, consolida les fortifications de nombre de ses possessions, dont le château de Chantelle. La correspondance de la duchesse Anne de Beaujeu (1460-1522), fille du roi Louis XI (1423-1461-1483) et sœur aînée du roi Charles VIII (1470-1483-1498), montre qu’elle y installa souvent sa résidence, de nombreuses lettres ayant été écrites depuis ce château. Sa fille Suzanne (1491-1520) y accomplit elle aussi plusieurs séjours avec son mari, le connétable Charles de Montpensier (1490-1527).
En 1523, celui-ci — ayant choisi, à la suite de sombres épisodes dus, semble-t-il, à la jalousie de Louise de Savoie, de mettre son épée au service de Charles-Quint (1500-1558) au détriment de François Ier (1494-1515-1547) — quitta le Bourbonnais, et une légende non vérifiable relate qu’il partit du château de Chantelle en ayant fait ferrer son cheval à l’envers. Il mourut lors du sac de Rome en 1527. Après la confiscation, en 1531, des biens du connétable par François Ier, le château entra, en même temps que le reste de la province du Bourbonnais, dans les domaines de la Couronne. La description que donne Nicolas de Nicolay en 1569, rédigée à la demande de Catherine de Médicis (1519-1589), suggère une puissante forteresse de 240 mètres de long sur 110 mètres de large. Dans la tour Saint-Pierre existait un atelier à fondre et faire de l’artillerie, et les arbalètes de Chantelle étaient des plus renommées. De nombreux souterrains secrets pouvaient assurer une sortie discrète, que le connétable aurait utilisée pour sa fuite. Ce n’est qu’en 1638, sur ordre du cardinal de Richelieu (1585-1641), que le château fut en grande partie démoli, même si quelques fragments des murs d’enceinte dominant la vallée de la Bouble perdurent encore.
Par chance, l’église et le monastère voisins ne subirent pas le même sort et témoignent toujours du passé médiéval de la petite ville. Le vocable de l’église, Saint-Vincent, pourrait témoigner de l’ancienneté de l’implantation. En 937, Airald et son épouse Rothilde firent donation du site de Chantelle aux chanoines augustins de la ville d’Évaux -les-Bains, dans le département de la Creuse. Cette date marque le début de la vie monastique à Chantelle. Les chanoines demeurèrent dans leur maison conventuelle jusqu’à la Révolution. Les revenus du doyen de leur chapitre ayant été attribués au collège des Jésuites de Moulins à la fin du XVIIè siècle, quelques travaux furent entrepris, notamment la façade de l’église, qui resta néanmoins inachevée.
En 1793, la commune, précédemment dénommée Chantelle-le-Château, adopte le nom révolutionnaire de Chantelle.
En 1794, les bâtiments monastiques furent vendus comme biens nationaux et utilisés comme grange.
En 1853, une communauté de sœurs bénédictines, venue de Pradines, fut envoyée à Chantelle pour la réfection du site et l’édification d’une communauté religieuse.
En 1891, le monastère fut élevé au rang d’abbaye.

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Abbaye Saint-Vincent :
Édifice romano-auvergnat de l’ancien prieuré des chanoines. Le caractère forteresse du monastère est nettement perceptible par l’aspect abrupt de certaines parties de l’édifice et la présence de plusieurs tours, reliées par un mur d’enceinte, qui confèrent à l’ensemble une silhouette médiévale.
Les origines de l’abbaye remontent à 937. L’acte de donation de cette année-là fait mention de la présence, déjà à cette époque, d’une église dédiée au martyr Saint-Vincent. Un texte écrit par Sidoine Apollinaire atteste d’une présence chrétienne à Chantelle ­ sans doute l’une des toutes premières dans le Bourbonnais ­ dès le Vè siècle.
Le cloître date du XVè siècle. L’église est un édifice qui se rattache par de nombreux points au style roman auvergnat. La tour du Colombier, sur le rempart tout proche, ajoute encore au pittoresque de l’ensemble. Le travail des Bénédictines de Chantelle, par lequel elles assurent leur subsistance et s’efforcent d’aider les moins favorisés, consiste, depuis plus de quarante-cinq ans, en la fabrication et la commercialisation de produits de soins, toilette et senteurs qui portent leur nom…

Mais hélas! de tout cela nous ne verrons qu’une partie de l’intérieur de la nef, le chœur étant inaccessible. Et le reste des bâtiments, d’ailleurs partiellement en travaux côté cour, on ne peut le visiter qu’un mardi après-midi par semaine et lors de la journée du patrimoine… Déçu je suis !!!

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Nous quittons donc un peu dépités ce haut-lieu historique et religieux que j’étais impatient de visiter… Mais nous allons découvrir en fin de journée et du périple prévu  un château qui nous offrit quelques belles surprises !

À suivre…

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