L’abbatiale Saint-Austremoine, ISSOIRE

C’est ici que commence un beau périple qui me mènera à Brioude, Saint-Flour et leurs alentours, jusqu’au viaduc de Garabit. De belles découvertes dans une région superbe.

Il n’y a pas que la Montagne Bourbonnaise !

 

DSCN9238

 

DSCN9341

Pensez à cliquer sur les petites photos pour les agrandir…

L’abbatiale Saint-Austremoine est l’une des églises « majeures » de l’architecture romane d’Auvergne avec Notre-Dame du port à Clermont-Ferrand, Notre-Dame d’Orcival, Saint-Nectaire et Saint-Saturnin. Elle est la plus grande de cette région avec 65 m de long. Un peu moins grande que celle de Brioude, 74m, mais celle-ci est d’une architecture hétérogène.

DSCN9235

Le chevet de cette église romane est considéré comme le plus bel exemple de chevet auvergnat. Il est composé de cinq chapelles rayonnantes dont les murs semi-circulaires sont épaulés de contre-forts carrés ou de colonnes engagées surmontées de beaux chapiteaux à feuillages. La chapelle axiale, rectangulaire, est unique en Auvergne. On retrouve ce cas en Bourbonnais à Souvigny et Saint-Menoux.

Les signes du Zodiaque, bas-reliefs sculptés en fine arkose, apportent un surcroît de sens à l’ordonnance de l’architecture. Le cycle commence comme le calendrier et comme l’année au Moyen-Âge en Auvergne, avec le mois de mars (L’Annonciation) signe du Bélier sur la première chapelle sud. Ils évoquent la ronde des astres, le rythme des saisons et dictent aux hommes le travail quotidien. Mais ils rappellent aussi que l’église est un microcosme, un abrégé du monde. Les bénédictins d’Issoire donnaient à penser que l’église, miroir de la Création, introduit l’homme dans le mystère de Dieu et dans son propre mystère…

Au-dessus de la couronne des chapelles, s’arrondit le mur richement décoré de l’abside, colonnettes sous un entablement droit, bandeau de mosaïque et corniche semblable aux chapelles. 

L’abside est surmontée par la puissante structure typique des grands sanctuaires d’Auvergne, du massif barlong. (Terme qui signifie allongé transversalement).

La tour du transept, édifié par Mallay en 1847 lors d’une restauration, ne s’accorde pas entièrement à l’ensemble.

Entrons !

DSCN9242

L’intérieur de l’église est intégralement peint. La hauteur de la voûte en berceau est de 18,80m.

Doc12

(Extrait de la brochure éditée par la ville, textes de Michel Audan, dont je me suis inspiré pour rédiger les miens).

DSCN9248

Anatole Dauvergne avait relevé les traces d’un ancien décor peint, les murs et les piliers étaient badigeonnés à la chaux, ornés d’un faux appareil, et les colonnes revêtues d’ocre rouge. Cette base a été conservée et enrichie de motifs médiévaux copiés ou créés.

Le chœur est surélevé de quelques marches en signe de son éminente dignité, avec des voûtes plus basses que celles de la nef afin de guider le regard vers l’autel, lieu sacré par excellence. Le Saint des Saints. Huit colonnes en hémicycle entourent l’autel.

Quelques chapiteaux.

DSCN9282

 

En haut à droite, des griffons, gardiens du sanctuaire ou double nature du Christ. Dessous, l’acrobate représente un damné. L’image en bas appartient au chapiteau des Apparitions.

Chapiteau de la Résurrection : Les soldats endormis. « Bouleversés, ils devinrent comme morts », d’après Saint-Matthieu.

La Cène: Composition du « Maître d’Issoire », elle représente le dernier repas du Christ avec ses disciples, instituant ainsi l’Eucharistie, sacrement central de l’Église. La table circulaire, sans pieds, fait le tour du chapiteau, ceinturant les Apôtres et le Christ, doté d’un nimbe crucifère et faisant face au chœur. Un seul Apôtre n’a pas de nimbe : Judas, seul personnage placé dans l’angle alors que les autres occupent les faces. (Voir sur l’image de gauche)

Sur la première image, en haut, le Portement de Croix : Jésus poussé par le soldat vers le Golgotha.

Dessous à droite, autre vue de la Résurrection : La visite des Saintes Femmes au Tombeau, Marie-Madeleine, Marie (mère de Jacques), Salomé devant un des deux anges assis près du Tombeau.

En bas à gauche, le démon chevauchant un bouc. En totale opposition avec l’image voisine de l’Annonciation, il personnifie la luxure, montrant sa nudité avec ses ailes déployées.

À gauche, la Flagellation. En haut à Droite, Saint-Avit, évêque du diocèse. Dessous, une autre vue des Saintes femmes au Tombeau.

 

DSCN9321

 

DSCN9285

 

DSCN9280

 

DSCN9306

L’Adoration des Mages, copie ancienne, peut-être du XVIIème siècle, d’après une gravure de l’œuvre du Titien, datant d’environ 1560.

 

DSCN9319

La crypte

La crypte, semi-aérienne, est située sous le chevet et ses huit colonnes et cinq chapelles correspondent au plan du chevet. Au centre, quatre colonnes plus minces soutiennent le pavé du sanctuaire. La statue de la Vierge à l’Enfant (ex-voto offert en action de grâce, la ville n’ayant pas été atteinte par l’avancée allemande en juin 40),  est de Henri Charlier, sculpteur oblat bénédictin du XXème siècle.

DSCN9325

C’est dans cette niche, nommée confession ou martyrium, que devait être conservées les reliques de Saint-Austremoine…

DSCN9261

Chapelle axiale, dédiée à la Vierge.

DSCN9260

 

…/…

 

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :