Balades estivales en Bourbonnais…. Et ailleurs ! Huitième étape : La cathédrale et le château d’Angers

Nous voici sur le chemin du retour. Avant de retrouver le Bourbonnais, passons par Angers, sa cathédrale et son château.

DSCN3733

La cathédrale vue du château.

Commençons par la cathédrale Saint-Maurice. Bâtie sur l’emplacement des précédentes cathédrales datant du IVè siècle, celle-ci fut construite en style gothique sur un siècle de 1149 à 1240. Les deux clochers ont été reconstruits au début du XVIè siècle puis un nouvel incendie en 1533 conduit l’architecte Jean de Lespine à réédifier une massive tour centrale.

DSCN3621

Le fronton du porche est en pleine restauration actuellement…

DSCN3623

Galerie sculptée de façade, au centre se trouve Saint-Maurice entouré de sept de ses compagnons (1536-1540)

DSCN3624

DSCN3649

La maître autel, inspiré du baldaquin de Saint-Pierre de Rome et du Val de Grâce à Paris, les colonnes sont en marbre et la partie supérieure sculptée est en chêne doré.

DSCN3659

Boiseries du chœur datant du règne de Louis XVI.

DSCN3626

Détail de l’orgue de style Louis XV. L’ensemble du mécanisme a été retravaillé par Aristide Cavaillé-Coll, dotant l’édifice d’un orgue romantique et symphonique.

 

 

DSCN3651

Une des roses du transept.

Retrouvons le château.

fullsizeoutput_1560

Bâti sur un promontoire rocheux dominant le Maine, ce lieu est occupé par l’homme depuis le néolithique. Au IVè siècle, l’invasion des Normands amène le premier comte d’Anjou à s’y installer. Trois siècles plus tard, les Plantagenêt ont bâti un véritable palais. Blanche de Castille fait construire la forteresse pour les troupes royales. Du XIV è au XVè siècle, les ducs d’Anjou, Louis 1er, Louis II et le roi René, princes éclairés et amateurs d’art, mènent une vie de cour brillante… Lors des Guerres de Religion, le gouverneur du roi Henri III, Donadieu de Puycharic, fait araser les toits des tours et des remparts. La forteresse servira de prison.

DSCN3747

La chapelle, construite vers 1410 par Louis II et Yolande d’Aragon.

fullsizeoutput_1562

À gauche de la chapelle, le logis royal construit par le roi René entre 1435 et 1440.

DSCN3735

Quelques peintures murales de la chapelle.

Une énorme découverte m’attendait ici ! La Tenture de l’Apocalypse. Honte sur moi, je n’en avais jamais entendu parler de cette tapisserie. C’est une œuvre grandiose, de par ses dimensions, son histoire et sa beauté !

Le plus ancien ensemble de tapisseries de cette dimension, environ 100m de longueur. Elle était à l’origine composée de six tapisseries de 6m de haut sur 23m de long. Mais après bien des péripéties à travers les siècles, des éléments ont été perdus, découpés ou réutilisés. Installée dans une salle immense enterrée au cœur du château, depuis 1996, dans la fraîcheur des climatiseurs et la pénombre, un guide nous en a conté l’histoire, panneau par panneau. Une heure d’érudition et de plaisir visuel, parsemés de quelques pointes d’humour…

Maintenant je sais tout de l’Apocalypse de Jean, mais cela m’a donné envie de lire ce texte très fourni en symbole !

fullsizeoutput_1561

Commandée en 1375 par le duc Louis 1er d’Anjou, frère du roi Charles V, sa réalisation dura 7 ans. Les cartons sont de Jean de Bruges. En 1480, elle est léguée à la cathédrale par le roi René, dernier duc d’Anjou. C’est au XVIIIè siècle qu’elle subit de graves mutilations. Mais au XIXè siècle, jugée de grande valeur, elle est restaurée et revient au château, en 1954, que les militaires viennent de quitter.

DSCN3726

La lecture se fait de gauche à droite, commençant chaque grand panneau par un personnage qui serait le narrateur.

DSCN3685

 

DSCN3695

 

DSCN3729

J’en suis sorti émerveillé… Le long trajet de retour vers le Bourbonnais peut commencer !

…/…

Balades estivales en Bourbonnais…. Et ailleurs ! Septième étape : Le château de Caradeuc

fullsizeoutput_154e

Le Mans est derrière nous. Nous voici arrivés dans la région de Rennes, en visite dans le parc du château de Caradeuc.

En 1724, Anne-Nicolas de la Chalotais, parlementaire breton, pose la première pierre du « Château des Hauteurs ». Louis XVI érige le domaine de Caradeuc en marquisat en 1776. À la Révolution, l’ensemble est vendu en bien national à un sabotier qui s’empresse d’abattre les hêtres pour la fabrication de ses sabots ! Il est racheté par la femme du fils aîné de Louis-René de Caradeuc. Deux générations plus tard, la famille de Caradeuc s’éteint avec la mort de Marie de Caradeuc. Son époux, le comte Alfred de Falloux, transmet le domaine à l’arrière petit-fils de Louis-René  (vous me suivez ?…).

Durant la première guerre mondiale, il sert de lieu de convalescence aux blessés bretons. Au cours de la seconde guerre mondiale, les soldats allemands campent dans le parc, leurs officiers s’installant dans le château.

Caradeuc appartient toujours aux descendants de Louis-René de Caradeuc.

À l’entrée du parc une inscription , « Amicis patens fores » qui signifie :

Aux amis les portes sont ouvertes.

fullsizeoutput_1551

 

DSCN3552

Au dessus du péristyle, un blason aux armes Caradeuc et la devise de la famille :

« Arreste ton cœur ».

fullsizeoutput_1552

 

fullsizeoutput_1553

 

DSCN3565

DSCN3556

Buste du procureur général Louis-René Caradeuc, marquis de la Chalotais.

DSCN3568

Diane chasseresse.

DSCN3571

Statue de Jeanne d’arc …!

DSCN3575

DSCN3578

Statue en bronze (1913) du comte Alfred de Falloux, ministre de l’instruction sous le président Bonaparte (futur Napoléon III), époux de Marie de Caradeuc.

fullsizeoutput_1556

Un putto vendangeur.

fullsizeoutput_1559

Protégé par un « tholos » (dans la Grèce antique c’est une construction monumentale de forme circulaire), Zéphyr, dieu des vents d’ouest. Statue en bois.

DSCN3585

fullsizeoutput_155b

La façade du château donnant sur une vue panoramique de la Haute Vallée de la Rance.

fullsizeoutput_155a

 

fullsizeoutput_155f

Deux corbeilles en granit provenant de l’ancienne prison de Rennes,  le dieu Pan, protecteur des bergers, et deux sphinges (sphinx féminins), sont les éléments décoratifs qui animent la balustrade de la terrasse.

Mais au loin, au bout d’une sombre allée d’arbres, une grande statue attire l’œil. Prêt de la ville de Rennes, elle représente Louis XVI ouvrant les États Généraux. Commandée au sculpteur Molchenet en 1826, elle ornait une niche de la façade de l’hôtel de ville. Elle a été installée dans le parc en 1950.

DSCN3602

 

DSCN3612

C’est avec cette dernière découverte que la visite s’achève. Un lieu très intéressant et agréable où la flore et la faune sont protégées. 

L’intérieur du château ne se visite pas.

…/…

Balades estivales en Bourbonnais…. Et ailleurs ! Sixième étape : Le Mans

Courte visite en partant des remparts de la vieille ville vers la cathédrale Saint-Julien. La chaleur était torride, l’ombre des ruelles et la fraîcheur de l’édifice étaient bienvenues ! 

fullsizeoutput_154d

 

fullsizeoutput_154a

 

fullsizeoutput_1549

DSCN3466

 

DSCN3532

La particularité première de la cathédrale est sa construction en plusieurs étapes, la nef du XIè au XIIè siècle, le chœur au XIIIè et le transept aux XIVè et XVè siècles. Les styles roman et gothique s’y côtoient harmonieusement.

DSCN3475

Nef romane reprise au XIIè siècle avec voûtes en croisées d’ogives. Des chapiteaux rehaussés de peinture.

DSCN3473

DSCN3481

Bas-côtés sud.

DSCN3504

La chapelle de la Vierge dont la voûte est peinte sur le thème des Anges Musiciens.

DSCN3482

La chapelle Sainte-Cécile

DSCN3499

Personnages sculptés dans le haut du pilier central de la sacristie ! L’un m’inspire l’écoute, l’attention. L’autre la surdité, le rejet… Il ne faut pas tout écouter, donc ! 

DSCN3527

Vitrail de l’Ascension, datant du XIIè siècle. Il serait le plus ancien vitrail existant installé dans une église, en France !

fullsizeoutput_154b

Impressionnant chevet de la cathédrale entouré de ces 13 absidioles  !

fullsizeoutput_154c

Quelques constructions anciennes bien conservées.

DSCN3539

En route pour de nouvelles aventures…

…/…

Balades estivales en Bourbonnais…. Et ailleurs ! Cinquième étape : Amboise et Le Clos-Lucé, Le château de Chenonceau.

fullsizeoutput_1540

Le château d’Amboise.

Louis XI venait ici, dans le donjon avec son épouse Charlotte de Savoie, avant que ce château soit agrandi par son fils Charles VIII qui s’y établit avec Anne de Bretagne en 1491. Revenu de ses guerres d’Italie avec quelques artistes, l’esprit Renaissance s’installe dans l’architecture et la décoration des nouvelles constructions. Mort très jeune d’un malencontreux coup de tête dans un linteau de porte, c’est sous le règne de son meilleur ennemi, Louis XII, puis François 1er, que l’ensemble des constructions s’achèvera. Mais hélas ! il n’en reste qu’une infime partie.

fullsizeoutput_153e

La Chapelle Saint-Hubert, bâtie en 1493 sur les fondations de l’oratoire érigé par Louis XI. C’est dans cette chapelle que se trouve la sépulture de Léonard de Vinci.

fullsizeoutput_152e

 

Amboise et la Loire, du haut des remparts.

fullsizeoutput_152f

 

fullsizeoutput_1532

 

fullsizeoutput_153f

Le Clos-Lucé.

fullsizeoutput_153d

Édifié en 1471 par Estienne le Loup, maître d’hostel de Louis XI, ce logis s’organise autour d’une tour octogonale entourée de deux bâtiments construits en équerre. Acquis en 1490 par Charles VIII, il deviendra pendant deux cents ans demeure royale et résidence des rois de France. Louise de Savoie, mère de François 1er et Marguerite de Navarre, s’y installera. Mais c’est Léonard de Vinci, le plus célèbre de ses « locataires », qui y passera les trois dernières années de sa vie, invité par François 1er.

fullsizeoutput_1534

La galerie, dans l’esprit des loges à l’italienne.

fullsizeoutput_1538

Reconstitution dans l’atelier de Léonard avec quelques œuvres et maquettes.

fullsizeoutput_153b

Dans le parc, certaines de ses conceptions sont construites et permettent d’en comprendre le fonctionnement.

fullsizeoutput_1537

Le château d’Amboise vu des fenêtres de la chambre de Léonard…

Non loin de là, le château de Chenonceau mérite une visite.

fullsizeoutput_1541

Construit au XVIè siècle par Thomas Bohier et Katherine Briçonnet à l’emplacement d’un château-fort dont ils ne conservent que le donjon, qui deviendra la Tour des Marques, transformé en style Renaissance.

fullsizeoutput_1542

Diane de Poitiers le reçu en cadeau du roi Henri II. Elle y créa le grand jardin, à gauche de l’allée, et le pont sur le Cher qui lui donnera son architecture unique.

Catherine de Médicis fera bâtir la galerie à deux étages et embellira les jardins en créant celui qui se trouve à droite de l’allée.

fullsizeoutput_1546

Jardin de Diane

En 1589, à la mort de son époux Henri III, Louise de Lorraine se retire au château où elle prend le deuil en blanc. À son décès, la présence royale s’achève.

Au XVIIIè siècle, Louise Dupin, représentante du siècle des Lumières, redonne son faste au château où séjourneront Montesquieu, Voltaire, Rousseau… Elle le sauvera lors de la Révolution.

En 1864, Marguerite Pelouze, issue de la bourgeoisie industrielle, dépensera une fortune pour restaurer l’édifice dans le style de l’époque de Diane de Poitiers. Ruinée, le château sera vendu et revendu plusieurs fois jusqu’en 1913.

Simone Menier 1881-1972, de la célèbre famille des chocolats Menier. Infirmière major, administre l’hôpital installé dans les deux galeries pendant la première guerre mondiale. Plus de 2000 blessés seront soignés jusqu’en 1918. Pendant de la seconde guerre mondiale, elle fera preuve de bravoure lors de nombreux actes de résistance.

Chenonceau, le château des dames !

fullsizeoutput_1543

Sur le Cher, côté est…

fullsizeoutput_1548

… et côté ouest.

En route pour l’étape suivante : Le Mans.

../..

Balades estivales en Bourbonnais…. Et ailleurs ! Quatrième étape : BOURGES

Arrivé en fin d’après-midi, le soleil donnait à la cathédrale une magnifique couleur dorée, rehaussant sa façade animée par son fourmillement de sculptures. 

fullsizeoutput_1517

La cathédrale Saint-Étienne.

fullsizeoutput_1518

Il nous faudra bien une journée complète pour visiter cette merveille, Le Palais Jacques Cœur et la vieille ville…

fullsizeoutput_1519

fullsizeoutput_151a

Saint-Étienne, la Lapidation.

fullsizeoutput_151c

fullsizeoutput_151d

fullsizeoutput_1526

Étonnante Mise au Tombeau, dans l’église basse de la cathédrale.

fullsizeoutput_151e

Le lendemain, après une visite guidée de la cathédrale et très bien commentée, nous suivons un parcours de rues anciennes bordées de maisons à pans de bois et de quelques demeures d’époque Renaissance. La municipalité de Bourges a heureusement su conserver et mettre en valeur son patrimoine architectural. Je vous conseille de vous inscrire à  l’office du tourisme  pour les visites guidées.

fullsizeoutput_1529

fullsizeoutput_1521

Louis XI, fils du roi Charles VII qui a longtemps été appelé « le roi de Bourges ». Mais c’est aussi la ville de Jacques Cœur, personnage très important auprès ce roi qui n’a été loyal ni envers lui ni avec Jeanne d’Arc.

fullsizeoutput_1522

« A vaillans cœurs riens impossibles » : Devise de Jacques Cœur.

fullsizeoutput_1523

 

 

fullsizeoutput_152b

 

fullsizeoutput_152a

fullsizeoutput_152d

 

fullsizeoutput_152c

Seconde soirée dans Bourges, demain matin, départ pour une nouvelle étape : Amboise. Ville dont le château est dû au roi Charles VIII, fils de Louis XI… C’est un périple généalogique !

Pour retrouver plus d’images et d’information, cliquez sur ce lien qui vous mènera à mon album sur Facebook : 

BOURGES

…/…

Balades estivales en Bourbonnais…. Et ailleurs ! Troisième étape : Montluçon, Huriel, Hérisson

Première étape d’un périple qui nous mènera jusqu’en Bretagne. Y a pas que le Bourbonnais ! 

fullsizeoutput_1508

Le château de Montluçon

fullsizeoutput_150e

Et quelques maisons de la vieille ville.

fullsizeoutput_150c

L’église Saint-Pierre, du XIIè siècle, est bien discrète, entourée dans ces maisons à pans de bois… Celle-ci est appelée « La maison des Douze Apôtres ».

fullsizeoutput_150d

fullsizeoutput_150b

Huriel.

fullsizeoutput_150f

Le donjon de la Toque. C’est, avec son enceinte, le dernier vestige du château d’Huriel. Tour élevée au XIIè siècle.

fullsizeoutput_1510

L’église Notre-Dame. À l’intérieur, des peintures du XVè siècle.

fullsizeoutput_1511

Hérisson.

fullsizeoutput_1575

Village médiéval traversé par l’Aumance et dominé par les ruines de la forteresse des Ducs de Bourbon, Xè-XVè siècles.

fullsizeoutput_1512

fullsizeoutput_1513

fullsizeoutput_1577

Hérisson vu du château.

fullsizeoutput_1576

Près du village, l’église Saint-Pierre de Châteloy. Peintures murales des XIVè, XVè et XVIè siècles, magnifiquement restaurées grâce au Festival de musique en Bourbonnais qui s’y déroule chaque été.

fullsizeoutput_1515

 

fullsizeoutput_1514

 

fullsizeoutput_1516

Refermons cette magnifique porte et partons pour notre prochaine destination : Bourges…

Pour plus d’images, je vous propose ce lien vers un album plus complet sur Facebook :

 Montluçon, Huriel, Hérisson

…/…

Balades estivales en Bourbonnais…. Et ailleurs ! Deuxième étape : La nature bourbonnaise et le chic vichyssois !

De retour des tumultes de la capitale, une balade en solitaire dans le silence était vitale !

fullsizeoutput_1039

Il y a encore un peu d’eau dans la Besbre…

fullsizeoutput_14f4

fullsizeoutput_14f5

fullsizeoutput_1060

Un concours d’élégance dans le Parc des Sources de Vichy, devant le Casino. De jolies carrosseries et un beau défilé de mode !

fullsizeoutput_14f8

fullsizeoutput_14f9

fullsizeoutput_14ff

fullsizeoutput_1504

… Et un petit tour du côté de la source des Célestins.

fullsizeoutput_1507

 

…/…

%d blogueurs aiment cette page :